Face à un article, un post ou une vidéo, la première question à se poser n’est pas « est-ce vrai ? » mais « quel type de source est-ce ? ». Cette distinction, enseignée dans les écoles de journalisme et d’histoire, reste largement ignorée du grand public alors qu’elle change tout dans l’évaluation d’un contenu.
Trois niveaux, trois usages différents
Une source primaire livre un témoignage direct — un entretien, une archive, des données brutes. Une source secondaire l’interprète et le met en perspective, comme un article de presse ou un essai. Une source tertiaire, enfin, en propose une synthèse accessible, à l’image d’une encyclopédie ou d’un manuel. Aucune n’est intrinsèquement supérieure : chacune répond à un besoin différent.
L’erreur la plus commune : confondre proximité et fiabilité
Beaucoup de lecteurs pensent qu’une source primaire est automatiquement plus fiable parce qu’elle est « non filtrée ». C’est oublier qu’un témoignage direct reste marqué par la subjectivité de celui qui l’a produit. Croiser les trois niveaux reste la meilleure garantie contre les erreurs d’interprétation.